Adelyce
29 juin 2017
  • Revue de presse

La simplification de la carte des départements sera lancée en juillet

+ VIDEO. Les métropoles briguent avec prudence les compétences départementales sur leur territoire. Les patron
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Notre commentaire

C'est à partir de ce mois ci que le gouvernement Macron devrait lancer son projet de réorganisation des départements. Il s'agit de procéder à la fusion des départements et métropoles qui partagent un même territoire. Divers objectifs sont évoqués, notamment celui des économies, mais surtout la cohérence de l'organisation territoriale; il s'agit en effet de concentrer les pouvoirs là où est créée la richesse.

Face à cela il n'en demeure pas moins que le gouvernement va devoir parvenir à convaincre les élus. Il est en effet évident qu'une part des élus des conseils départementaux s'opposeront à une telle prise de compétence par les métropoles. Ce clivage entre élus territoriaux se retrouve dans les communiqués de leurs diverses associations. Pourtant ce qui apparait sur la carte présente dans l'article laisse entendre qu'il y aurait une certaine logique à procéder à ce type de fusion. On y constate bien que les métropoles représentent souvent une part importante de la population d'un département. Parfois même cette population est ultra majoritaire comme dans les Bouches du Rhône (94%) ou bien dans le Rhône (85%).

 

La méthode en tant que telle soulève elle aussi des interrogations auprès des élus. En effet s'il apparait que le gouvernement irait plus dans le sens de mesures incitatives, il s'avère aussi qu'il veuille aller vite. Or la vitesse s’accommode mal du compromis entre élus.

 

L'idée d'attribuer les compétences là où est créée la richesse tout en assurant une répartition des moyens sur les territoires "périphérique" va plutôt dans le sens de ce qui est montré là. Chaque institution se spécialise sur un territoire et peut ainsi exercer ses compétences au plus prés des réalités de terrain. Là encore la balle est entre la main des élus locaux, de la même manière que pour la mise en place des schémas de coopération intercommunale l'état devrait prendre garde à conserver une capacité coercitive. Les préfets pourraient là aussi avoir un rôle  à jouer.