Adelyce
24 septembre 2017
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  • Revue de presse

Quels sont les gagnants et les perdants de la réforme du logement

FOCUS - Le plan du gouvernement pour sortir le marché du logement de la crise divise les professionnels. Du côté des particuliers, il fait la part belle aux jeunes et aux propriétaires qui comptent acheter un logement «loi Pinel».
immobilier.lefigaro.fr

Notre commentaire

Mercredi dernier le gouvernement a annoncé la mise en place du « plan logement » avec pour but de réduire les inégalités territoriales. Il s’agit de lutter contre l’existence de zones tendues sur le territoire, logiquement c’est donc le ministre de la cohésion territoriale, Jacques Mezard qui a présenté ce projet.

Au programme, diverses mesures qui visent à créer un choc de l’offre en facilitant la construction de logements neufs. Pour construire, il faut disposer d’un terrain constructible, il est donc prévu un abattement fiscal sur les plus-values en zones tendues. Il faut ensuite que la location semble un investissement intéressant, le dispositif Pinel et PTZ sont donc maintenus mais concentrés sur les zones tendues (les zones C du dispositif du dispositif PTZ et B2 issues du Pinel vont en effet disparaître).

 

Ces mesures ont pour objectif de mener à une baisse des loyers en zone tendues. Ceci nous amène au point le plus critiqué du plan ; la baisse des APL. Cet annonce est maintenue pour un montant de 5€ par mois et 50€ par mois dans les HLM et si les loyers baissent.

 

Ce plan vise donc à lutter contre les inégalités territoriales, et donc en théorie sociales. Il laisse cependant planer une menace sur les bénéficiaires des APL. En effet, que leurs loyers baissent ou non, les aides diminueront de 5€ par mois. Le montant peut paraître dérisoire mais peut avoir une importance sur les budgets des personnes les plus fragiles. En revanche la base de calcul est modifié puisque l’allocation sera calculée sur les revenus de l’année en cours.