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Épargne brute des collectivités en 2025 : un rebond qui redonne des marges d’investissement
Épargne brute des collectivités en 2025 : un rebond qui redonne des marges d’investissement
Mis à jour le
Les finances locales reprennent des couleurs en 2025, portées par le dynamisme des recettes fiscales. Derrière cette embellie, les équilibres restent toutefois fragiles, entre contraintes structurelles, effets comptables et stratégies d’investissement contrastées selon les territoires.
La Direction générale des Finances publiques (DGFIP) a publié en décembre dernier la situation mensuelle comptable des collectivités locales (SMCL) sur 2025. Ce choix permet de comparer une année civile à la précédente. Les données infra-annuelles permettent ainsi d’observer l’évolution des recettes, des dépenses, de l’épargne et de la trésorerie avant clôture d’exercice.
Pour les décideurs, élus, DGS et responsables financiers, il est question d’anticiper l’impact des rythmes d’enregistrement comptable et des opérations ponctuelles afin de préserver la capacité d’investissement, la conformité budgétaire et la solvabilité à court terme.
Hausse des recettes fiscales et des dépenses de personnel
À fin décembre 2025, les recettes réelles de fonctionnement des collectivités augmentent de +3,7 % (+7,9 milliards d’euros), portées par une hausse des recettes fiscales de +4,3 % (+6,4 milliards d’euros).
En parallèle, les dépenses réelles de fonctionnement progressent de +1,8 % (+3,4 milliards d’euros), dépeignant une augmentation des frais de personnel (+2,2 % soit +1,7 milliard d’euros). Pour davantage d’informations sur l’évolution de la masse salariale des collectivités, l’Observatoire Adelyce décrypte les données en fonction des différentes strates d’employeurs territoriaux.
Ces évolutions traduisent une amélioration de la capacité d’autofinancement mais impliquent, parallèlement, des tensions sectorielles (personnel, charges externes) à suivre de près.
Des mouvements hétérogènes
Les mouvements ne sont pas homogènes entre toutes les collectivités. Le bloc communal voit ses dépenses d’investissement progresser de +6,4 % (+3,2 milliards d’euros). Un effet probablement lié à la dernière année pleine avant le renouvellement électoral.
À l’inverse, les départements et régions enregistrent des baisses respectives de -4,6 % (-0,7 milliard d’euros) et -7,1 % (-1,2 milliard d’euros).
Ces disparités reflètent des arbitrages d’investissement distincts selon les compétences et priorités locales. Certains départements, par exemple, ont réduit leurs investissements en raison d’une épargne brute moins élevée avec, notamment, une hausse des charges.
Points méthodologiques à garder en tête
Le rapport de la DGFIP souligne que certaines variations tiennent à des pratiques de titrage et au rythme d’enregistrement des opérations. Un titrage annuel de 0,8 milliard d’euros, réalisé plus tôt en 2025 par une collectivité, modifie sensiblement les comparaisons interannuelles.
De même, une collectivité a été exclue de la synthèse en raison d’un retard lié à une cyberattaque. Ces éléments montrent que les comparaisons doivent être contextualisées et lues avec prudence.
Impacts pour les collectivités
L’épargne brute
Parmi les indicateurs financiers, un est suivi de près en particulier : l’épargne brute (CAF brute). Elle mesure la solidité du modèle de fonctionnement d’une collectivité et correspond à la différence entre les recettes réelles de fonctionnement et les dépenses réelles de fonctionnement. Dit plus simplement, c’est ce qu’il reste à la collectivité une fois toutes les charges courantes payées. Elle permet d’identifier la part de ressources restant disponible pour investir ou rembourser les emprunts.
L’épargne brute de l’ensemble des collectivités atteint 25,4 milliards d’euros à fin décembre 2025. Elle affiche une hausse significative sur 1 an (+21,5 % comparé à 2024) et retrouve une valeur supérieure à celle de fin 2023.
Pour rappel, à fin décembre 2024, elle s’établissait à 21 milliards d’euros, soit -16,1 % par rapport à fin décembre 2023.
L’épargne brute augmente pour chacune des strates de collectivités, avec pour certains départements une régularisation des pratiques de titrage des DMTO (droits de mutation à titre onéreux).
Source : DGFIP
L’épargne nette
L’épargne nette (ou CAF nette) correspond à l’épargne brute après déduction des remboursements de dettes.
L’épargne nette des collectivités est positive à hauteur de 11 milliards d’euros. Ces marges offrent une respiration pour l’investissement et le désendettement, sous réserve d’une gestion prudente de la trésorerie.
La trésorerie
La trésorerie d’une collectivité publique correspond aux fonds déposés sur son compte au Trésor (compte 515). En application du principe d’unité de caisse, les fonds des collectivités et de leurs établissements publics sont obligatoirement déposés auprès de l’État. Elles sont dites correspondantes du Trésor.
La trésorerie nette retient ces fonds après déduction des concours financiers à court terme (lignes de crédit).
À fin décembre 2025, les collectivités locales présentent une trésorerie brute de 45 milliards d’euros et une trésorerie nette de 42 milliards d’euros. Ces niveaux sont inférieurs à ceux observés à la même date en 2024 (respectivement 46,5 milliards d’euros et 43,6 milliards d’euros) et en 2023 (51,7 milliards d’euros et 49,5 milliards d’euros). Cela traduit une baisse globale des disponibilités financières à court terme, même si le niveau général demeure néanmoins élevé.
Pour les départements, les niveaux apparaissent particulièrement bas. Une part de cette baisse est expliquée par un effet de calendrier comptable lié à un titrage anticipé de fractions de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) en 2025. Une opération réalisée plus tôt que l’année précédente diminue artificiellement les soldes comparés. En outre, les départements ont des postes importants de dépenses sociales et des recettes moins dynamiques, ce qui pèse naturellement sur leur trésorerie disponible. Cette singularité sur la strate départementale est mise en avant dans une étude de l’OFGL (Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales).
Ces chiffres doivent être interprétés avec précaution car les rythmes d’enregistrement comptable des recettes et des dépenses varient d’une année à l’autre et peuvent affecter les niveaux observés de trésorerie.
Bonnes pratiques ou recommandations opérationnelles
À retenir pour votre collectivité
Pour plus d’analyse sur les départements, un zoom sur leurs dépenses 2019-2024 existe.