Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Le stockage technique ou l'accès est strictement nécessaire dans le but légitime de permettre l'utilisation d'un service spécifique explicitement demandé par l'abonné ou l'utilisateur, ou dans le seul but d'effectuer la transmission d'une communication sur un réseau de communications électroniques.
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Le stockage ou l'accès technique est nécessaire pour créer des profils d'utilisateurs afin d'envoyer de la publicité, ou pour suivre l'utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web à des fins de marketing similaires.
Protection sociale complémentaire : Quelle date dans les établissements de santé ?
Protection sociale complémentaire : Quelle date dans les établissements de santé ?
Mis à jour le
Après de long débat dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, les députés ont finalement accepté le report du déploiement de la protection sociale complémentaire (PSC) dans la fonction publique hospitalière.
La date butoir est finalement fixée au 1er janvier 2027
À compter du 1er janvier 2027, les établissements de santé auront l’obligation de participer financièrement à la cotisation d’une complémentaire santé et à une couverture prévoyance pour leurs agents. Titulaires comme contractuels.
Les allers-retours parlementaires avaient successivement acté le report de 2 ans de la mise en œuvre (PLFSS 2026), puis proposé un compromis de 1 an de décalage seulement, néanmoins la date du 1er janvier 2026 avait semblé s’imposer. Pourtant, le texte définitivement adopté par l’Assemblée nationale le 15 décembre prévoit une mise en application au 1er janvier 2027.
Pourquoi cette échéance ?
La réforme de la PSC s’inscrit dans un cadre plus large : la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a ouvert la voie à une contractualisation et à un renforcement du droit des agents publics, notamment en matière de protection sociale.
Le décret n° 2022-581 du 20 avril 2022 a posé les conditions minimales de couverture pour la santé et la prévoyance dans la fonction publique.
Si la mise en œuvre s’est révélée plus précoce dans la fonction publique d’État (FPE) et la fonction publique territoriale (FPT), plusieurs raisons expliquent le délai tardif d’application dans la FPH :
Quelles modalités concrètes pour les agents hospitaliers ?
À partir du 1er janvier 2027, l’établissement employeur devra prendre en charge au minimum 50 % de la cotisation d’une complémentaire santé, assurant un niveau de garanties plancher : prise en charge intégrale du ticket modérateur, forfait journalier hospitalier, frais dentaires à hauteur de 125 % du tarif conventionnel.
Parallèlement, les établissements de santé devront obligatoirement participer à la cotisation d’un contrat de prévoyance (incapacité, invalidité, décès).
Quels enjeux et défis pour les établissements de santé ?
Pour les établissements de santé publics, la mise en place de la protection sociale complémentaire présente des enjeux multiples :
La réforme de la protection sociale complémentaire dans la fonction publique hospitalière marque un tournant social : en fixant au 1er janvier 2027 le déploiement de la couverture mutuelle et prévoyance avec participation employeur, l’État engage un rattrapage par rapport aux autres versants de la fonction publique.
Toutefois, la route reste semée d’obstacles : organisation, financement, négociation, spécificités métiers… Le succès de cette mise en œuvre reposera sur l’anticipation des établissements hospitaliers, la clarté des modalités d’application et l’engagement des parties prenantes.