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Métiers du soin : l’État sommé de repenser en profondeur sa stratégie RH
Métiers du soin : l’État sommé de repenser en profondeur sa stratégie RH
Mis à jour le
Face à des tensions croissantes dans les secteurs sanitaire et social, un rapport récent de l’Igas met en lumière l’urgence d’une refonte de la gestion des ressources humaines. Entre manque d’effectifs, besoins en hausse et attractivité en recul, plusieurs pistes sont avancées pour redresser la situation.
Une pénurie qui s’installe durablement
Le constat est sans appel : les métiers du soin et de l’accompagnement social peinent à attirer et à retenir les talents. Cette fragilité structurelle intervient alors même que, marqué par le vieillissement de la population, la démographie se transforme et que les besoins de prise en charge augmentent.
Les professions dites « pivots », comme les infirmiers ou les aides-soignants, sont particulièrement touchées. Malgré une demande grandissante, les flux de nouveaux diplômés ne suivent pas le même rythme, se démontrant donc insuffisants. Les équipes en place doivent ainsi absorber une lourde charge de travail, accentuant les tensions déjà existantes.
Miser sur la formation pour répondre à l’urgence
Pour enrayer cette préjudiciable dynamique, le rapport de l’Igas (Inspection général des affaires sociales) propose une réponse immédiate : augmenter significativement le nombre de professionnels formés pour injecter rapidement de nouveaux effectifs sur le marché du travail.
Cela passerait notamment par une hausse des capacités d’accueil en formation initiale et continue, avec plusieurs milliers de places supplémentaires ciblant en priorité les métiers les plus en tension. Une mesure jugée indispensable pour restaurer, à court terme, un niveau de couverture adapté.
Structurer l’observation des besoins à l’échelle nationale
Au-delà de l’urgence, le rapport insiste sur la nécessité de mieux anticiper les évolutions des métiers. Il propose la mise en place d’un dispositif national dédié à l’analyse et à la prospective des emplois du secteur.
L’enjeu est de coordonner les acteurs existants autour d’outils et de méthodes partagés, afin d’aligner plus efficacement les politiques de formation avec les besoins réels des territoires. Une telle approche permettrait d’éviter les décalages actuels entre l’offre de formation et la demande en compétences.
Un financement renforcé pour soutenir les compétences
Autre piste identifiée par l’Igas : la création d’un mécanisme financier dédié au développement des compétences. Ce fonds viserait à soutenir durablement les politiques de formation, en lien avec les régions, tout en valorisant les métiers concernés.
En consolidant les moyens alloués, l’État entend sécuriser les investissements nécessaires sur plusieurs années et accompagner les transformations du secteur, notamment en matière de qualifications et d’évolution professionnelle.
Vers une gouvernance RH interministérielle
Enfin, la réforme proposée par l’Igas ne se limite pas aux outils opérationnels. Elle touche également à la gouvernance. Le rapport préconise la création d’une instance interministérielle dédiée aux ressources humaines du secteur sanitaire et social.
Placée au plus haut niveau de l’État, cette structure aurait pour mission de définir une stratégie globale, coordonner les actions des différents ministères concernés et évaluer les politiques mises en œuvre. À terme, elle pourrait piloter une véritable feuille de route nationale en matière de ressources humaines, complémentaire des orientations de santé publique.
Une transformation systémique attendue
Derrière ces propositions se dessine une ambition plus large : sortir d’une gestion RH fragmentée pour construire une vision intégrée, capable de répondre aux défis actuels et futurs.
Attractivité des métiers, fidélisation des professionnels, adaptation des formations… autant de chantiers qui nécessitent une action coordonnée et durable. Reste désormais à traduire ces recommandations en décisions concrètes, dans un secteur où l’urgence se conjugue avec le long terme.