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SMIC : Revalorisation confirmée à +1,18 % au 1er janvier 2026, l’indemnité différentielle perdure
SMIC : Revalorisation confirmée à +1,18 % au 1er janvier 2026, l’indemnité différentielle perdure
Mis à jour le
Le SMIC sera bel et bien réhaussé en janvier 2026.
Au 16 décembre 2025, la valeur mensuelle brute du SMIC s’élève à 1 801,80 euros, soit 11,88 euros de l’heure.
Réunis le vendredi 12 décembre 2025, les partenaires sociaux de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle (CNNCEFP) ont examiné le projet relatif à la revalorisation du SMIC.
L’évolution du SMIC est conditionnée par l’évolution de 2 paramètres :
En combinant ces 2 critères, la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 est fixée à +1,18 % portant cette valeur à 1 823,03 euros bruts mensuels (12,02 euros brut horaire).
Quelles conséquences dans la fonction publique ?
Le traitement indiciaire minimal dans la fonction publique demeure actuellement fixé à l’indice majoré 366, correspondant à 1 801,74 euros bruts mensuels. Le Conseil d’État a consacré, comme principe général du droit, l’obligation pour les employeurs publics de garantir à leurs agents une rémunération au moins égale au montant du SMIC.
Afin d’assurer le respect de ce principe, le Gouvernement a, ces dernières années, instauré successivement des relèvements du minimum de traitement (d’avril 2021 à juillet 2023).
L’indemnité différentielle, quant à elle, a été réactivée en fin d’année 2024 et concerne actuellement les agents rémunérés à l’indice majoré 366, pour un complément de 0,06 euros bruts par mois. D’après les estimations de la DGAFP, environ 230 000 agents étaient concernés.
Dans l’hypothèse d’une revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026, l’indemnité différentielle sera de 21,23 euros au traitement de base plancher (IM 366).
Avec la revalorisation du SMIC à +1,18 % au 1er janvier 2026.
L’indemnité différentielle serait alors étendue aux agents rémunérés sur les indices majorés 366 à 370 inclus. Sont donc impliqués les 5 premiers échelons des cadres d’emplois (C1) et les 3 premiers des cadres d’emplois (C2) dans ce cas.
Cela a été confirmé dans un communiqué de presse du ministère le 23 décembre 2025.
Source : Activation de l’indemnité différentielle : 356 000 agents publics revalorisés au 1er janvier.
Une indemnité différentielle critiquée
Ce mécanisme d’indemnité différentielle suscite néanmoins des réserves dans la fonction publique territoriale.
Bien qu’elle ait pour vocation à garantir une rémunération au moins égale au SMIC, elle prend la forme d’une prime, distincte du traitement indiciaire brut.
Cela crée une situation paradoxale pour les agents titulaires : l’indemnité compense en réalité une part du traitement de base indiciaire (TBI) mais n’est pas intégrée à celui-ci. Elle n’entre donc pas dans le calcul de certains droits et cotisations (notamment pour la retraite, les avancements d’échelon ou certaines indemnités).
Cette présentation sous forme indemnitaire plutôt qu’indiciaire est ainsi perçue comme une dénaturation du principe d’égalité de traitement et comme un palliatif temporaire plutôt qu’une mesure structurelle d’ajustement du bas de la grille.
Quel effet budgétaire pour les collectivités ?
L’impact financier de la revalorisation du SMIC va demeurer marginal. Pour la majorité des collectivités et de leurs établissements publics, la dépense additionnelle liée à l’extension de l’indemnité différentielle devrait représenter moins de 0,04 % de la masse salariale en année pleine, ce qui ne constitue pas un enjeu significatif pour la construction du budget 2026.
Toutefois, cette augmentation du SMIC impactera les rémunérations des contractuels de droit privé (apprentis et contrats aidés) mais aussi les profils à statut particulier (assistants maternels et assistants familiaux). Pour les assistants familiaux, l’impact pour les conseils départementaux sera plus important au regard du nombre d’agents.
Le véritable défi repose désormais, non pas sur la progression du coût des agents, mais sur la maitrise des effectifs tel que le recommande rigoureusement la Cour des comptes dans le fascicule 2 de son rapport annuel sur les finances publiques locales.